
Des tentatives de structuration du contenu en vue d'une rationalisation de l'apprentissage: Des recherches sur des rapports de structure (THIMONNIER)
Pour
René
THIMONNIER, une étude
raisonnée
de l'orthographe se fonde beaucoup plus sur des rapports de structure
que de fréquence.
Il tente de mettre en évidence
un système
graphique du français,
complexe certes mais relativement cohérent, pour fournir
une solution rationnelle au problème de l'orthographe. A
cet effet, il se réfère non à des termes isolés mais à des listes
de mots regroupés
pour être
analysés
scientifiquement. Partant de là, il dégage pour l'orthographe lexicale quelques
principes fort
simples pratiquement applicables à toutes les difficultés : des constantes phonético-graphiques (règle générale de l'accentuation
par exemple) des homonymies totales ou partielles et des familles de mots.
D'une manière
générale, les élèves sont invités à exercer leur sagacité sur trente problèmes essentiels dont les
données
présentées en tableau font
l'objet d'une solution raisonnée
et d'exercices d'application (Les trente problèmes de l'orthographe,
1979).
Bien que la
valeur scientifique des recherches de THIMONNIER ne puisse être mise en doute, il faut malheureusement
constater qu'elles risquent de perdre de leur efficacité dans la mesure où l'auteur se réfère à un corpus de 35000
mots (le dictionnaire de l'Académie)
et où
le travail de recherche assumé par les élèves dépend de leur degré d'engagement et de leurs possibilités de dégager des lois, d'ensembles structurés. Pour J. GUION,
L'Institution orthographe, 1974, p.158) R. THIMONNIER commet deux
erreurs : "II considère comme d'égale importance au niveau
de l'objectif les mots de base, ceux de disponibilité et ceux que l'on ne rencontre que très exceptionnellement ... Il oublie que les notions de séries ne peuvent être enseignées à l'enfant avant qu'il n'ait atteint le
stade des opérations formelles (11, 12 ans)".
En
conclusion, les règles
dégagées par THIMONNIER
semblent donc inaccessibles pour la plupart des élèves d'écoles primaires
car elles ne répondent
pas à
la démarche
psychologique et intellectuelle des enfants de cet âge.
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